Malgré notre nuit hachée entre
bus et hôtel, on enchaine ainsi une grosse journée de balade...
Eh oui on est mercredi et
c'est jour de marché à PUJILI, petit village à 12 kms à l'ouest...
Pas le plus gros marché de
la semaine (c'est le dimanche) mais ça va nous permettre de contempler quand même la vie et les tenues typiques des montagnards du centre... loin des touristes
!
On est en effet remontés à 2400m
et tous les habitants des villages alentour descendent vendre leurs produits sur la place du marché couvert : fruits, oeufs, légumes, céréales, paniers, cordes, pain au miel...
et même des ENORMES escargots aux vertus curatives pour les dames (attention âmes sensibles s'abstenir... ça permet de faire re-secréter les glandes génitales asséchées...
qui qui savait pas ? (:-))
On en prend plein les yeux et la
bouche en mangeant une souplette ("caldo") et du cochon (le régal de David le "chancho")...
Joli petit village vivant ce
Pujili mais on continue quand même notre route vers l'ouest...
On capte difficilement un
bus dans le village mais on réussit quand même à se diriger vers la magnifique lagune de QUILOTOA !
De beaux paysages de paramos
entre les vallées et les volcans sur ces 80 kms de route puis de piste... avant de finir le dernier km jusqu'au village
de Quilotoa à pieds !
Eh oui ce bus était "casi"
Quilotoa, selon le chauffeur du bus...
Pas grave, le paysage est
superbe, le temps assez ensoleillé et même si ça grimpe, on apprécie...
et que dire de l'arrivée à
Quilotoa ?
On arrive au bord de ce cratère
de volcan à 3900m d'altitude... une caldera large de 3kms environ, formée il y a 800 ans et remplie 400m plus bas d'une lagune d'eau émeraude (enfin avec les nuages faut s'en
convaincre (:-))
La vue sur la caldera et villages
environnants est ma-gni-fi-que... on ne se lasse pas de marcher sur les bords de la caldera, de descendre un peu pour trouver un angle de photo pour prendre la lagune toute entière...
mais elle est trop grande !!
On y passe d'ailleurs tellement
de temps que le site est vide de touristes, les derniers bus sont partis... dernière solution : demander à un local de nous ramener à Zumbahua où on attrapera un bus de ligne venant
de Quevedo !
On en trouve un sympa sauf...
qu'il n'oublie pas de nous faire payer le prix fort pour cette course où d'autres locaux se sont joints... sans payer !! Il a bon dos le "Gringo"...
M'enfin on est à l'heure pour
attendre le passage d'un bus vers 19h nous dit-on, dans la nuit noire et sur le bord de la route...
Des phares approchent à toute
vitesse, suivis d'un gros coup de frein et d'un cri "Latacunga"... c'est notre bus !
Et on va redescendre vite... le
chauffeur est taré, doublant dans les courbes, freinant à peine dans les descentes... on est bien bousculés mais en 1h30 on est à Latacunga, au lieu des 2h minimum théoriques
!
On remonte à l´hôtel, s'achète de
quoi pique-niquer dans la chambre et récupère de cette belle journée.
Demain jeudi... un autre marché
typique nous attend : SAQUISILI !
Et quel marché ! immense et
réparti sur 8 places dans la ville... on y passe 3h sans s'en rendre compte tellement il y a de belles choses à voir : entre la vie locale et l'artisanat, pas de quoi s'ennuyer
!
Les must : la place des animaux
avec la vente des cuyes (cochons d'inde) dans des grands sacs, avec de furieuses négociations de prix... et la dégustation de guarapo, jus de canne toujours aussi excellent qu'on ne
trouvera malheureusement jamais en France (:-((
On retourne ensuite sur Latacunga
pour récupérer nos sacs à l'hôtel et... surprise : 1 seule nuit à payer car l'arrivée à 4h du matin ne compte pas... vraiment sympas les équatoriens et surtout ces patrons du ROSIM, une
vraiment bonne adresse !
On n'abuse pas des bonnes choses
et on file prendre un bus pour Quito... 2h pour finir l'Avenue des Volcans et atteindre la capitale équatorienne !
Beau paysage mais pas si
impressionnants que ça ces volcans... faut dire qu'avec le plafond bas de nuages, on ne voit pas les sommets (:-((
Comme l'a dit Henri Michaux en 1929, c'est bien "le pays de nuages" : "Qui n'aime pas les nuages ne vienne pas en Equateur.
Ce sont les chiens fidèles de la montagne !"... à bon entendeur...